
École du ministère en charge de l'industrie, IMT Mines Albi est une école de l’Institut Mines- Télécom, 1er groupe d’écoles d’ingénieurs et de management de France. À l'avant-garde des enjeux industriels et académiques sur la scène internationale, elle agit comme un moteur scientifique et économique territorial en combinant ses 4 missions - former des ingénieurs en intégrant la dynamique du développement durable, faire de la recherche scientifique, contribuer au développement économique et diffuser la culture des sciences, des techniques et de l'innovation - en un cercle vertueux et porteur d'innovation.
Son positionnement en matière de formation et de recherche la place IMT Mines Albi comme école de référence sur trois des quatre thématiques de l’IMT, à savoir l’industrie du futur responsable, l’énergie, économie circulaire et société ainsi que l’ingénierie, santé et bien-être.
IMT Mines Albi s‘est dotée en 2023 et pour une période quinquennale, d’un plan stratégique décliné en 7 grandes actions, répondant ainsi aux orientations stratégiques du groupe IMT à laquelle elle appartient.
IMT Mines Albi, au travers du Centre Génie Industriel (CGI), développe des recherches à la frontière entre l’intelligence artificielle et le génie industriel, en collaboration avec des partenaires publics et industriels nationaux et internationaux.
Le Centre Génie Industriel (CGI) (https://cgi.imt-mines-albi.fr/) compte environ 70 personnes dont 25 doctorants. Le centre s’intéresse à l’accompagnement de la transition des écosystèmes en permettant de prendre des décisions responsables et durables, dans des environnements instables ou perturbés. Ceci est mis en pratique par la représentation, la modélisation et l’analyse des données de ces organisations afin de formaliser de la connaissance conduisant à la prise de décision dans des contextes hétérogènes, collaboratifs, incertains et/ou perturbés.
Le CGI est structuré selon des axes de recherche appliquée et des programmes scientifiques. Les axes de recherche appliquée sont :
Les deux programmes scientifiques au cœur de ces axes de recherche sont :
Dans le contexte de l’Education 4.0, les différents acteurs d’un établissement de formation universitaire (étudiants, personnels, intervenants extérieurs, etc.) ont des contraintes et des objectifs différents ce qui rend complexe la coordination et le pilotage de tels établissements (organisation et planification des enseignements, gestion des espaces collectifs, organisation des sessions d’examens…).
En complément, ces établissements doivent s’adapter tant sur la gestion de leurs sites (meilleure adéquation à de nouvelles formes pédagogiques) que sur les flux de personnes les utilisant pour une meilleure répartition des charges et une interopérabilité de tous les outils à disposition (par exemple, un gestionnaire d’emploi du temps). Dans ce cadre, le jumeau numérique organisationnel représente le système qui permet une simulation et une aide à la prise de décision par des échanges bidirectionnels entre l’organisation physique (personnes et systèmes dont les bâtiments) et sa réplique virtuelle dans un objectif de pilotage global des flux.
Le projet DIGIFAC’Santé s’inscrit dans ce contexte. Il porte sur la conception et le développement d'un jumeau numérique des sites d’une université, de la gestion des flux étudiants et personnels et de l’évolution pédagogique de ses formations.
Un jumeau numérique ne peut remplir son rôle qu'à la condition de représenter fidèlement les informations essentielles à la prise de décision, elles-mêmes issues de données collectées dans les différents services de l’Université et des applications logicielles actuelles. Or, ces applications présentent des niveaux d’hétérogénéité différents selon leurs fonctionnalités. La nature des opérations réalisées (emploi du temps, gestion des salles et du matériel, etc.) impose des contraintes fortes sur la disponibilité de ces données : leur collecte automatique et en temps réel n'est pas toujours techniquement envisageable, ce qui constitue un défi central pour l'alimentation du jumeau numérique.
L’étude à mener dans le cadre de ce projet vise à :
Modéliser le besoin informationnel. Il s'agit de concevoir un méta-modèle capable de représenter, de façon générique et formelle, les informations strictement nécessaires à l’alimentation du jumeau numérique universitaire. Ce méta-modèle doit permettre de cadrer la remontée d'information en définissant le juste besoin, c'est-à-dire en distinguant ce qui relève de l'information décisionnelle de ce qui constitue un artefact de collecte sans valeur ajoutée pour le pilotage.
Alimenter les modèles. Une fois le méta-modèle du besoin informationnel établi, la question de son instanciation à partir de données réelles des applications existantes se pose. Comment alimenter ces modèles à partir de données hétérogènes, partielles, et produites selon des rythmes et des modalités de collecte variables ? Ceci articule des enjeux d'intégration, de qualité et de cohérence de la donnée au regard des exigences du jumeau numérique.
Gérer l'absence de certaines données. Dans un contexte où certaines opérations ne permettent pas une collecte automatique et en temps réel, en raison de la nature même des processus mis en place (par exemple, construction de l’emploi du temps, suivi des cohortes d’étudiants), comment maintenir la cohérence et la complétude de la représentation portée par le jumeau numérique ? Ce lot interroge la capacité du système à pallier les lacunes de la remontée de données par des mécanismes d'inférence ou de déduction, permettant de reconstituer un état vraisemblable du système à partir d'informations partielles.
Proposer des aides au dimensionnement et au pilotage des sites universitaires. Il s’agit ici d’utiliser le jumeau numérique dans toutes ses fonctionnalités afin entres autres de s’assurer que les évolutions bâtimentaires envisagées permettent d’accueillir l’ensemble des flux actuel et projeté pour cet établissement, de permettre d’optimiser les flux entre les différents sites et de valider les choix d’évolution des pratiques pédagogiques et leur adéquation vis à vis des capacités disponibles (salles et équipements spécifiques, surfaces, personnels,etc.).
Ingénieur.e recherche ou post-doctorant, en génie industriel et/ou supply chain management et/ou Génie Logiciel ou Master ou équivalent (niveau Bac+5).
Le poste est basé à IMT Mines Albi, Centre Génie Industriel, Albi (France). Des déplacements sont à prévoir sur le site du partenaire du projet à Toulouse (Haute Garonne), France.
À usage interne :
Contacts :
o Sur le contenu du poste : Didier Gourc (didier.gourc@mines-albi.fr) ; Myriam Lamolle (myriam.lamolle@mines-albi.fr) ; Marwa Hamdi (marwa.hamdi@mines-albi.fr)
o Sur les aspects administratifs/RH: Laura OLIVIER, Gestionnaire RH (laura.olivier@mines-albi.fr)

L’Institut Mines-Télécom (IMT) est le 1er groupe public de Grandes Écoles d’ingénieurs et de management de France placé sous la tutelle du Ministère de l’économie des finances et de la souveraineté industrielle et numérique. Établissement public d'enseignement supérieur et de recherche, il est constitué de huit Grandes Écoles publiques : IMT Atlantique, IMT Mines Albi, IMT Mines Alès, IMT Nord Europe, Institut Mines-Télécom Business School, Mines Saint-Étienne, Télécom Paris et Télécom SudParis, et de 2 écoles filiales : EURECOM et InSIC. Il anime et développe un riche écosystème d’écoles partenaires, de partenaires économiques, académiques et institutionnels, acteurs de la formation, de la recherche et du développement économique.