IOM - UN Migration

Consultance - Evaluation des dynamiques migratoires et des besoins en gestion des frontières à Médouneu et Meyo-Kyé, intégrant les considérations du genre

IOM - UN Migration  •  Gabonese Republic (Onsite)  •  5 hours ago
Apply
AI can make mistakes so check important info. Chat history is never stored.

Job Description

Introduction

Créée en 1951, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) est l’organisation intergouvernementale chef de file dans le domaine de la migration. Elle est attachée au principe selon lequel des migrations qui s’effectuent en bon ordre et dans le respect de la dignité humaine sont bénéfiques aux migrants et à la société. Elle oeuvre de concert avec ses partenaires de la communauté internationale pour aider à relever les défis opérationnels croissants de la migration, améliorer la compréhension des questions migratoires, encourager le développement économique et social par la migration et préserver le bien-être et les droits humains des migrants. Pour plus d’informations sur l’OIM, veuillez visiter : https://www.iom.int/mission

L'OIM s'engage à offrir un environnement de travail diversifié et inclusif. Pour en savoir plus sur la diversité et l'inclusion à l'OIM, consultez le site www.iom.int/diversity.

Situé au cœur de l’Afrique centrale, le Gabon connaît une dynamique migratoire importante. Le pays demeure une terre d’immigration avec plus de 352 600 étrangers représentant environ 20 pour cent de sa population, tandis que les migrations internes concernent près de 29 pour cent des habitants. Cette mobilité est favorisée par la libre circulation au sein de la Communauté Économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), l’attractivité économique relative du pays ainsi que la perméabilité de certaines frontières terrestres, fluviales et maritimes. Cette dynamique constitue également une opportunité de développement en contribuant à l’activité économique, au commerce transfrontalier et à l’intégration régionale.

Toutefois, cette mobilité s’accompagne de défis persistants en matière de gouvernance migratoire et de gestion des frontières. La porosité de certaines frontières, associée à des capacités institutionnelles limitées dans certaines zones frontalières, expose le pays à des risques transnationaux tels que la migration irrégulière, la traite des personnes, le trafic illicite de migrants et d’autres formes de criminalité transfrontalière. Ces vulnérabilités sont accentuées par une coordination interinstitutionnelle encore perfectible ainsi que par un accès limité aux données migratoires désagrégées permettant d’orienter efficacement les politiques publiques.

La zone des « trois frontières » entre le Gabon, le Cameroun et la Guinée équatoriale, à laquelle appartiennent les localités de Médouneu et de Meyo-Kyé, illustre particulièrement ces enjeux. Cette zone constitue un espace stratégique caractérisé par d’importants échanges humains et économiques, mais aussi par des défis liés à la gestion des flux migratoires, aux infrastructures frontalières, à l’accès aux services sociaux de base et à la protection des populations vulnérables.

Malgré les efforts entrepris par le Gouvernement gabonais pour renforcer la gestion intégrée des frontières, notamment à travers la Commission Nationale de Gestion des Frontières, la Stratégie Nationale de Gestion Intégrée des Frontières et la modernisation de plusieurs postes frontaliers, des besoins importants demeurent en matière de capacités opérationnelles, de coordination interinstitutionnelle, de protection et de prise en compte des considérations liées au genre et aux droits humains.

C’est dans ce contexte que l’OIM met en œuvre le projet visant à contribuer au renforcement de la gouvernance des frontières et à la gestion durable des migrations au Gabon. Au nombre des activités prévues dans le cadre du projet figure une évaluation préliminaire de deux frontières. Il est donc prévu une consultance en vue de mener à bien cette consultance. Ainsi, la mission de consultance sera organisée afin d’assurer la qualité méthodologique et technique d’une évaluation des zones frontalières de Médouneu et de Meyo-Kyé. Elle a pour objectif de produire des données probantes sur les dynamiques migratoires transfrontalières, les capacités existantes de gestion des frontières, les besoins institutionnels et les lacunes observées, afin d’orienter les futures interventions des autorités nationales et de leurs partenaires.

La mission de consultance permettra d’établir un diagnostic complet de la situation dans les zones frontalières ciblées, d’identifier les défis et opportunités en matière de gouvernance des frontières, de protection des personnes en mobilité, d’égalité de genre et de respect des droits humains, ainsi que de proposer des recommandations opérationnelles et stratégiques.

Une méthodologie participative intégrant les autorités nationales, les collectivités locales, les services de gestion des frontières, les organisations de la société civile, les leaders communautaires et les partenaires techniques est recommandée pour chaque étape de la consultance. L’évaluation devra être sensible au genre, fondée sur les droits humains et tenir compte des besoins spécifiques des populations vulnérables.

Elle sera conduite sous la supervision directe de la gestionnaire de projet de l’OIM Gabon.

  1. Unité/département organisationnel auquel les consultant(e)s contribuent :

Bureau Pays Gabon, Unité Immigration and Border Governance (IBG)

Projet " Soutenir la gouvernance intégrée des frontières et la gestion durable des migrations au Gabon ".

  1. Consultant(e) de catégorie B : Produits concrets et mesurables de la tâche assignée

Le/la consultant(e) conduira des missions de terrain dans les zones frontalières de Médouneu et Meyo-Kyé afin de collecter des informations qualitatives et quantitatives sur les dynamiques migratoires transfrontalières, avec une attention particulière portée aux questions de genre, aux besoins des populations, aux relations entre les communautés frontalières et les autorités, ainsi qu'aux défis liés à la gestion des frontières. Sur le plan institutionnel, l’évaluation devrait établir une cartographie des infrastructures existantes et des installations frontalières et évaluer des besoins en infrastructures, l’efficacité des procédures de contrôle et de gestion aux frontières et les capacités opérationnelles des agents frontaliers et les besoins en renforcement des capacités. À ce titre, le/la consultant(e) devra :

  1. Élaborer une méthodologie de collecte de données et des outils adaptés (guides d'entretien, canevas de groupes de discussion, grilles d'observation) ;
  2. Organiser et conduire les missions de terrain de manière participative, en impliquant les autorités frontalières et locales, les services techniques déconcentrés, les organisations de la société civile, les leaders communautaires et les partenaires présents dans les zones concernées ;
  3. Mener des entretiens individuels, des groupes de discussion et des observations directes, en veillant à une représentation équilibrée des femmes et des hommes parmi les personnes consultées ;
  4. Documenter les dynamiques migratoires, les infrastructures existantes, les besoins en renforcement des compétences, les flux migratoires, les procédures en vigueur, le nombre d'agents affectés à chaque poste frontalier, ainsi que les principales lacunes identifiées ;
  5. Formuler, sur la base de ce diagnostic, des propositions d'interventions prioritaires et des orientations stratégiques à différentes échelles (locale, régionale, transfrontalière).
  6. Produire un rapport analytique détaillant les résultats de l’évaluation, les lacunes identifiées et les recommandations visant à renforcer la gouvernance et la gestion des frontières et de la présentation PowerPoint correspondante.

Indicateurs de performance aux fins d’évaluation des résultats

  • Compréhension rapide de la mission attendue reflétée dans les livrables.
  • Soumission des livrables selon les délais accordés.
  • Intégration des suggestions internes et externes dans les livrables soumis.
  • Adéquation des livrables avec l’approche institutionnelle IBG.

Éducation, expérience et/ou compétences requise

  • Diplôme supérieur (Bac+5 minimum) en sociologie, sciences sociales, sciences politiques, droit, études migratoires, développement international ou domaine connexe ;
  • Expérience professionnelle d'au moins sept (7) ans dans la conduite d'évaluations, d'études ou de missions de terrain sur les questions de migration, de gestion des frontières ou de protection ;
  • Expérience démontrée dans la conception et l'application d'outils de collecte de données qualitatives et quantitatives ;
  • Expérience avérée dans l'intégration de l'analyse genre et de l'approche fondée sur les droits humains dans des études sectorielles ;
  • Bonne connaissance du contexte gabonais, en particulier de la province du Woleu-Ntem et de la zone des trois frontières, fortement souhaitée ;
  • Expérience de collaboration avec des institutions étatiques et des organisations internationales, notamment les agences du système des Nations Unies ;
  • Excellentes capacités rédactionnelles et de synthèse en français.

Langue

Francais

  1. Compétences
  2. Valeurs
  • Inclusion et respect de la diversité : respecter et promouvoir les différences individuelles et culturelles ; encourager la diversité et l’inclusion chaque fois que cela est possible.
  • Intégrité et transparence : respecter des normes éthiques élevées et agir conformément aux principes/règles et aux normes de conduite de l’Organisation.
  • Professionnalisme : être apte à travailler avec sang-froid, compétence et dévouement, et gérer les problèmes quotidiens en faisant preuve du discernement requis.

Compétences de base – indicateurs comportementaux

  • Travail d’équipe : mettre en place et promouvoir une bonne collaboration au sein de son unité et avec d’autres unités afin d’atteindre les objectifs communs et d’optimiser les résultats.
  • Obtention de résultats : produire et obtenir de bons résultats rapidement et d’une manière axée sur les services ; privilégier l’action et faire preuve de détermination en vue d’obtenir les résultats convenus.
  • Gestion et partage des connaissances : chercher en permanence à apprendre, à partager des connaissances et à innover.
  • Responsabilité : s’approprier les priorités de l’Organisation et assumer la responsabilité de ses propres actes et des tâches qui lui sont déléguées.
  • Communication : encourager, et contribuer à, une communication claire et ouverte ; expliquer des sujets complexes de manière instructive, stimulante et motivante.

Autre

Pas de frais :

L'OIM ne demande pas de frais à quelque étape que ce soit de son processus de recrutement (frais de candidature, d'entretien, de traitement, de formation ou autres).

Toute offre d’emploi concernant ce poste demeure conditionnée à la disponibilité des ressources financières.

L’affectation à ce poste sera soumise à la condition que le candidat soit reconnu apte médicalement à l’emploi.

L’OIM applique une politique de tolérance zéro à l’égard de tout comportement incompatible avec les buts et objectifs des Nations Unies et de l’OIM, y compris l’exploitation et les abus sexuels, le harcèlement sexuel, l’abus d’autorité ainsi que la discrimination fondée sur le genre, la nationalité, l’âge, la race, l’orientation sexuelle, l’origine religieuse ou ethnique ou le handicap.

La date limite de réception des candidatures est fixée au 04-Novembre-26.

Seul(es) les candidat(es) présélectionné(es) seront contacté(es).

Période de publication

21.10.2026 au 04.11.2026

La date limite de l’appel à candidatures est fixée à 23h59 (heure locale de Libreville, Gabon). Les candidatures soumises après cette heure ne seront pas prises en compte.

Pour plus d’informations et d’autres offres d’emploi, vous êtes invité à visiter notre site web : www.iom.int/iom-career

IOM - UN Migration

About IOM - UN Migration

Established in 1951, the International Organization for Migration is the leading intergovernmental organization in the field of migration and is committed to the principle that humane and orderly migration benefits migrants and society.

IOM works with its partners in the international community to assist in meeting the growing operational challenges of migration, advance understanding of migration issues, encourage social and economic development through migration and uphold the well-being and human rights of migrants.

More people are on the move today than at any other time in recorded history: 1 billion people – comprising a seventh of humanity. A variety of elements – not least the information and communications revolutions – contribute to the movement of people on such a large scale. The forces driving migration as a priority issue are: climate change, natural and manmade catastrophes, conflict, the demographic trends of an ageing industrialized population, an exponentially expanding jobless youth population in the developing world and widening North–South social and economic disparities.

Industry
Government & Public Safety
Company Size
10,000+ employees
Headquarters
Geneva, CH
Year Founded
Unknown
Website
iom.int
Social Media